Des violations persistantes des droits de la santé sexuelle en Afrique de l’Ouest, selon le HCDH

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Le représentant régional du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), Ori Andrea a indiqué, mardi à Dakar, que les violations liées aux droits de la santé sexuelle et reproductive des femmes persistent en Afrique de l’Ouest, malgré les dispositions de protection prises par les organisations et les acteurs de la société civile africaine.

M. Ori s’exprimait lors de l’atelier régional sur la promotion des droits relatifs à la santé reproductive et sexuelle en Afrique de l’Ouest, afin de renforcer les capacités des organisations non gouvernementales ouest-africaines sur l’utilisation des mécanismes des droits de l’homme, notamment les procédures spéciales et les organes de traité nécessaires en cas de violation des droits de la santé sexuelle et reproductive.

‘’Les droits de la santé sexuelle et reproductive sont des droits universels qui ne peuvent être remis en cause en aucune circonstance, ils doivent être promus, garantis et protégés. Malgré les dispositions protégeant ces droits, les violations des droits de la santé sexuelle et reproductive des femmes persistent, y compris dans la sous-région’’, a-t-il souligné.

Selon l’analyse des recommandations des mécanismes de protection des Nations Unies, il ressort des disparités à l’accès de la santé à l’intérieur et entre les pays de la sous-région, la violence, les discriminations basées sur le genre, la mauvaise qualité des services et le manque de mesures suffisantes de protection des Etats.

Fort de ce constat, M. Ori a estimé qu’il est nécessaire que des acteurs de la société civile et les institutions nationales des droits de l’homme accordent davantage d’attention auxdits droits.

La directrice adjointe du bureau régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Mme Beatrice Mutali a indiqué que plus d’une femme sur trois a été mariée avant l’âge de 18 ans et des centaines de milliers de fillettes et de femmes subissent des mutilations génitales féminines en Afrique de l’Ouest.

A cet effet, elle a rappelé que la violence contre les femmes et les filles continue d’être l’une des formes les plus répandues des violations des droits humains dans le monde en général, d’où la nécessité d’une synergie entre les organisations non gouvernementales et les agences des Nations Unies pour protéger lesdits droits.

‘’Nous aidons à la promotion de l’égalité des sexes et à la non-discrimination. Nous travaillons avec les gouvernements afin de les aider à faire face à leur obligation et nous luttons contre la violence basée sur le genre. Certes des progrès ont été réalisées ces vingt dernières années, mais il reste beaucoup à faire’’, a souligné Mme Mutali.

Etant liés a de multiples droits, les droits de la santé sexuelle et reproductive sont contenus dans les normes internationales, selon l’HCDH.

Sur le plan régional, l’article 14 du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme en Afrique exige des Etats, le respect des droits des femmes à la santé dont la santé reproductive et sexuelle.

La rencontre de Dakar qui va durer trois jours, permettra d’identifier les actions de suivi incluant la possibilité d’établir une plateforme d’ONG sur les droits de la santé reproductive et sexuelle.

Elle est présidée par le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale Ibrahim Wone qui a rappelé les efforts du Sénégal pour le respect des droits de la santé sexuelle et reproductive.

Au total, huit organisations de la société civile en provenance des pays tels que le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo prennent part à l’atelier.

Panapress

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