Attaques terroristes: Le billet prémonitoire d’un blogueur Burkinabè

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S’il y’a un burkinabè qui n’est pas surpris par les attaques du vendredi 16 janvier, c’est bien le blogueur Boukari Ouédraogo. Pendant que les attaques étaient encore en cours, le blogueur a réagit sur compte twitter avec ces mots: « J’avais écrit ça: Attaque « terroriste » à Oursi : un avertissement pour le Burkina ». Ces derniers événements lui donnent raison. 

Dans un billet publié sur son blog il y’a cinq mois, il avait écrit ceci: « Pour le moment, c’est un petit village qui a été attaqué. Un jour, il pourrait y avoir des attentats au cœur de la capitale. » L’hôtel  et le restaurant pris pour cibles par les terroristes se trouvent effectivement au centre d’Ouagadougou.


Boukari avait prévenu

Ce billet (article) avait été publié sur son blog « Le messager d’Afrique depuis Ouagadougou », au lendemain de l’attaque d’une brigade de gendarmerie du village d’Oursi « par une bande armée non identifiée ». Lui avait vu plus loin et mis en garde contre les groupes jihadistes qui  » savent vendre du rêve aux jeunes ». D’ailleurs, les assaillants de l’hôtel Splendid Sont décris comme étant très jeunes voire mineurs.

Le Burkina entouré…

Dans son analyse de la situation d’alors, le blogueur avait écrit: « Il faut donc un véritable plan de lutte contre le terrorisme. Les autorités auraient dû être interpellées depuis longtemps. Le Burkina Faso est entouré de pays qui connaissent des attaques fréquentes de ces bandits ». Cette recommandation est d’actualité aujourd’hui plus que jamais.

Un autre billet

Le 18 octobre dernier, Boukari avait écrit autre billet titré : « Terrorisme: le Burkina est donc devenu un pays dangereux? » Il avait écrit ce pays suite à la publication par l’Ambassade de France d’une cartographie des zones à risque du Burkina.

Pays frontalier du Mali et du Niger tous deux touchés par les attaques jihadistes, le Burkina a appris à ses dépends ce qu’est le vrai terrorisme. Au moins vingt neuf personnes ont été tués et plusieurs blessés enregistrés. Depuis ce dimanche, les drapeaux sont en bernes conformément au deuil national de trois jours décrété par le gouvernement.

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