Tunisie: bras de fer entre le gouvernement et le syndicat sur la majoration salariale

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Tunis, 26 nov 2016 (AFP) – Un responsable de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a déploré samedi un manque d’avancées dans les négociations avec le gouvernement sur les salaires, dont un gel est prévu dans le projet de budget 2017.

Cette déclaration intervient à deux jours d’une conférence internationale sur l’investissement qui rassemblera lundi et mardi des responsables politiques et économiques de l’étranger.

« Les négociations menées vendredi avec le gouvernement n’ont abouti à rien. Le gouvernement tient à sa position et nous tenons de notre côté à appliquer sans report les augmentations » de salaires, a indiqué à l’AFP Noureddine Taboubi, secrétaire général adjoint de l’UGTT.

Le gouvernement de Youssef Chahed a approuvé début octobre un projet de loi de finance pour 2017, actuellement en examen par le Parlement, qui table sur une reprise de la croissance (2,5%) mais aussi sur un gel des salaires d’au moins un an dans la fonction publique.

L’UGTT a rejeté tout report des augmentations et menacé d’observer une grève générale le 8 décembre dans la fonction publique si le gouvernement persistait dans son projet sur les salaires.

Elle s’est dite toutefois ouverte à un dialogue avec les autorités.

« Les travailleurs ne doivent plus assumer l’échec des politiques suivies. Nous n’allons pas céder ni changer notre position », a ajouté M. Taboubi qui préside également la délégation de l’UGTT chargée de mener les négociations depuis octobre.

« Nous avons fait plusieurs réunions avec l’UGTT et présenté de multiples propositions », avait déclaré jeudi le chef du gouvernement sur les ondes de la radio privée Mosaïque FM, soulignant que les négociations se poursuivraient.

Depuis son entrée en fonction fin août, M. Chahed et son équipe n’ont cessé de mettre en garde sur la situation financière du pays, qui ne parvient pas à faire redémarrer son économie.

Le déficit public atteint 6,5% du PIB et la Tunisie a dû signer en mai un nouveau plan d’aide de 2,6 milliards d’euros sur quatre ans auprès du Fonds monétaire international (FMI).

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