Tennis: un an et demi de turbulences à la FFT

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Paris (AFP) – De l’éviction de l’ex-capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis Arnaud Clément aux retards pris dans la modernisation de Roland-Garros en passant par le trafic présumé de billets: rappel des turbulences qui ont secoué la FFT depuis près d’un an et demi.

– L’attitude « pas correcte » envers Clément –

Après un énième revers en Coupe Davis – défaite en quart de finale face à la Grande-Bretagne d’Andy Murray – les dirigeants de la FFT s’activent en septembre 2015 pour faire revenir Yannick Noah comme capitaine. Mais sans en parler directement avec le titulaire du poste, Arnaud Clément. Se sentant « trahi », l’ancien finaliste de l’Open d’Australie (2001) réclamera 1,5 million d’euros d’indemnités à la FFT, avant de trouver un accord et d’abandonner son action devant la chambre arbitrale du sport. Les joueurs de Coupe Davis, par la voix de Gilles Simon, dénoncent la forme « pas correcte » avec laquelle a agi la Fédération. « Quand Arnaud apprend que des gens ont été contactés pour son poste alors qu’on ne lui a rien dit, quand on lui laisse dire ce qu’il pense faire pour l’avenir alors que son sort est réglé (…), forcément ce n’est pas bien. »

– Jean Gachassin et le trafic présumé de billets –

Fin-janvier 2016, le Canard enchaîné révèle que Jean Gachassin est soupçonné d’avoir revendu illégalement des billets de Roland-Garros à prix coûtant à un ami, agent de voyage dans son Sud-Ouest natal, qui les aurait revendus au moins cinq fois plus cher dans des « packages » (avec transport et hébergement).

En échange, l’ancien international de rugby aurait été invité tous frais payés à assister à des rencontres du Tournoi des six nations. Le journal satirique pointe aussi du doigt une rencontre entre M. Gachassin et un collaborateur de Vinci, l’un des trois groupes en lice pour réaliser l’extension de Roland-Garros, en plein appel d’offres. Vinci a finalement été désigné.

Ces soupçons font l’objet de perquisitions au siège de la FFT et au domicile de Jean Gachassin, sur investigations du parquet national financier, alerté par l’Inspection générale de la jeunesse et des sports. Dans un rapport, celle-ci accuse par ailleurs les dirigeants de la FFT, Bernard Giudicelli et Jean-Pierre Dartevelle – candidats tous deux à la présidence – d’avoir dissimulé les malversations présumées de leur président.

– Le limogeage de Gilbert Ysern –

En décembre 2015, Gachassin recadre sévèrement son directeur général, un ami à la base. En février, il décide de le licencier. « Aujourd’hui, c’est assez glacial entre nous. Je respecte sa fonction. Il doit respecter la mienne. Les dirigeants dirigent et les permanents mettent en oeuvre les décisions du bureau fédéral et du comité de direction », expliquait le président dans L’Equipe avant de passer à l’acte.

Ysern paie officiellement des « dysfonctionnements » et des « manques de communication » en particulier dans le dossier du licenciement d’Arnaud Clément. Remplacé en tant que DG par Jérémy Botton et en tant que directeur de Roland-Garros par Guy Forget, il se dira victime d’une « campagne de calomnie » et de « diabolisation ».

Officieusement, Ysern aurait payé des mails critiquant en interne les compétences de Gachassin.

– L’épineux dossier de l’extension de Roland-Garros –

Le tribunal administratif a rejeté début février tous les recours des opposants au projet d’extension de Roland-Garros, donnant son feu vert pour les travaux et leur livraison comme prévu entre 2018 et 2020. C’est – presque – la fin d’un feuilleton juridique qui dure depuis des années et qui touche à sa fin, même si les opposants ont encore des possibilités de recours devant la cour administrative d’appel.

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