Iran: les six candidats à la présidentielle

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Téhéran (AFP) – Voici les six candidats en lice pour l’élection présidentielle qui se tiendra le 19 mai en Iran, où la campagne a débuté vendredi:

Hassan Rohani

Hassan Rohani, 68 ans, a beaucoup fait pour maintenir l’alliance des modérés et réformistes qui lui avait permis sa victoire en 2013. Il a aussi stabilisé l’économie, malgré un bilan mitigé, et surtout conclu l’accord nucléaire historique avec les grandes puissances, ce qui a permis de mettre fin à plus de douze ans de crise et d’obtenir la levée d’une partie des sanctions internationales.

Mais de nombreux Iraniens estiment que les promesses liées à l’accord nucléaire ne se sont pas réalisées. Les conservateurs accusent M. Rohani d’avoir été dupé par les Occidentaux, en particulier les États-Unis, qui n’ont pas permis, en maintenant certaines sanctions, un retour total de l’Iran au sein de l’économie internationale.

Ebrahim Raissi

A 56 ans, Ebrahim Raissi est un pur produit du système conservateur et un proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui l’a nommé en 2016 à la tête de la puissante Fondation de charité Astan Qods Razavi.

Ce religieux qui a passé de nombreuses années au sein du pouvoir judiciaire a peu d’expérience politique.

Il a récemment mis l’accent sur l’aide aux plus pauvres, notamment pour résorber le chômage. Certains voient en lui un possible successeur du guide suprême et se demandent pourquoi il a pris le risque d’une éventuelle défaite politique lors de la présidentielle.

Mohammad Bagher Ghalibaf

L’actuel maire de Téhéran, 55 ans, est l’une des trois candidats conservateurs qualifiés.

Il a déjà échoué à deux reprises lors de précédentes présidentielles, notamment en 2013 lorsqu’il est arrivé deuxième derrière Hassan Rohani. Il se présente comme un gestionnaire et a promis de créer « cinq millions d’emplois et de multiplier par deux et demi les revenus » des Iraniens s’il était élu. Il a durement critiqué M. Rohani pour son bilan ces derniers jours.

Es-hagh Jahanguiri

La candidature du premier vice-président de Hassan Rohani est une surprise. Âgé de 60 ans, ce réformateur est un proche du président, dont il défend le bilan.

Sa candidature pourrait être une manière de se positionner pour la présidentielle de 2021. Il pourrait aussi défendre le bilan du gouvernement lors des débats télévisés pour faciliter la tâche de M. Rohani.

Mostafa Mirsalim

Ancien ingénieur et chef de la police, Mostafa Mirsalim, 71 ans, est membre de la Coalition islamique, l’une des plus vieilles formations conservatrices, qui a été quelque peu écartée de la vie politique ces dernières années.

Ministre de la culture au début des années 1990, il avait imposé une censure plus large en bannissant des films occidentaux et en fermant des journaux d’opposition.

Mostafa Hashemitaba

Âgé de 71 ans, Mostafa Hashemitaba a occupé plusieurs fonctions politiques, dont celui de vice-président, et a été candidat à la présidentielle de 2001. Il a également dirigé le comité national olympique dans les années 2000.

Sa sélection est une surprise, notamment car il a très peu communiqué sur sa candidature.

Ses choix politiques sont apparus contradictoires: il a été membre d’un parti pro-réforme et a soutenu des candidats réformistes lors de l’élection contestée de 2009. Dans le même temps, il a soutenu la fermeture de quotidiens et la répression de dissidents au début des années 2000.

Accord sur le nucléaire iranien conclu par le président Hassan Rohani

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