Syrie: les dates-clés de l’offensive vers Raqa

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Beyrouth (AFP) – Dates-clés de l’offensive lancée pour reconquérir Raqa, la « capitale » de facto du groupe jihadiste État islamique (EI) dans le nord de la Syrie.

– « Colère de l’Euphrate » –

Le 5 novembre 2016, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de quelque 30.000 combattants kurdes et arabes syriens soutenue par les États-Unis, lancent une grande offensive pour reprendre Raqa (« Colère de l’Euphrate »).

En octobre, le secrétaire américain à la Défense de l’époque Ashton Carter avait plaidé pour une opération contre l’EI dans son fief syrien simultanément à l’offensive lancée par les forces irakiennes pour reconquérir Mossoul, dernier grand bastion des jihadistes en Irak.

Selon les responsables américains, l’opération doit se concentrer d’abord sur l’encerclement ou « l’enveloppement » de Raqa.

« La première phase sera d’isoler » la ville, explique alors le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

– Véhicules blindés américains –

Le 10 décembre, les FDS annoncent le début de la « seconde phase » de leur offensive. Selon la porte-parole, elles ont conquis 700 km2 lors de la première phase.

Le 6 janvier 2017, l’alliance kurdo-arabe chasse l’EI de la citadelle de Jaabar, à 50 km de Raqa.

Fin janvier, les FDS annoncent avoir reçu pour la première fois des véhicules blindés américains, l’administration de Donald Trump leur promettant « plus de soutien » dans leur lutte contre l’EI. Les responsables américains précisent que les véhicules ont été livrés à la composante arabe des FDS, minoritaire. Les FDS sont dominées par les Unités de défense du peuple kurde (YPG).

– Voie de ravitaillement coupée –

Le 4 février, les FDS annoncent le début de la 3e phase pour libérer Raqa et ses environs. « L’opération sera centrée sur l’est de la province » du même nom (porte-parole).

Les dirigeants de l’EI commencent à quitter Raqa, fuyant devant l’avancée de l’alliance arabo-kurde, selon le Pentagone.

Le 6 mars, les FDS réussissent, avec le soutien aérien de la coalition internationale, à couper la principale voie de ravitaillement de l’EI entre Raqa et la province de Deir Ezzor, plus à l’est et contrôlée par les jihadistes.

– Bataille de Tabqa –

Le 22 mars, le Pentagone annonce que les États-Unis ont utilisé des hélicoptères d’attaque et de transports de troupe et de l’artillerie pour soutenir une offensive des FDS sur le barrage de Tabqa, à une cinquantaine de km à l’ouest de Raqa.

Le 26 mars, les FDS reprennent l’aéroport militaire de Tabqa.

Le 4 avril, une source militaire américaine affirme que les États-Unis ont aménagé une piste d’atterrissage en zone kurde pour qu’elle puisse accueillir des avions cargo militaires C-17. Les États-Unis renforcent leur présence militaire en Syrie: ils déploient environ 400 hommes supplémentaires, en plus des 500 soldats des forces spéciales.

Le 24 avril, les FDS pénètrent pour la première fois à Tabqa. Mais l’EI va leur opposer une grande résistance en utilisant notamment des tireurs embusqués, des voitures piégées et des drones armés.

– Armes américaines aux YPG –

Le 9 mai, Washington décide de fournir des armes aux YPG, la principale composante des FDS, pour accélérer le combat contre l’EI. La Turquie juge « inacceptable » cette décision puis exhorte les États-Unis à revenir « sans délai » sur l’armement des Kurdes syriens.

– Chute de Tabqa –

Le 10 mai, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme indique que les FDS se sont « emparées de Tabqa et du barrage adjacent » sur l’Euphrate, faisant sauter un verrou important sur la route de Raqa.

Vue partielle de la ville de Raqa fournie par Airbus DS et prise en photo par les satellites Pléiades, le 11 mars 2017
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes syriens avancent au nord-est de Raqa, le 5 février 2017
Un combattant des Forces démocratiques syriennes (FDS), nord-est de Raqa, le 6 février 2017

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