Nigeria: un mort dans un attentat-suicide à Maiduguri

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Kano (Nigeria) (AFP) – Une personne a été tuée et une autre blessée par des kamikazes à l’université de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, ville régulièrement ciblée par les jihadistes de Boko Haram, a-t-on appris de sources concordantes samedi.

Vers 01H00 (0H00 GMT) dans la nuit de vendredi à samedi, « trois kamikazes, deux hommes et une femme, ont tenté d’accéder à l’université de Maiduguri, mais ont été repérés par la sécurité de l’université qui les a arrêtés pour les interroger », a déclaré dans un communiqué Abdulkadir Ibrahim, porte-parole de l’agence nationale de gestion des urgences (Nema) à Maiduguri.

« Lors de l’interrogatoire, les deux (hommes) kamikazes ont déclenché leurs explosifs, tuant l’un des gardes et en blessant un autre », a-t-il ajouté.

La troisième kamikaze, « cachée près d’une église de l’université, a déclenché son explosif qui a endommagé la structure de l’église sans faire de victime », selon M. Ibrahim, précisant que les corps des kamikazes et de la victime avaient été transportés par les équipes de secours dans une morgue de Maiduguri.

Une source sécuritaire contactée par l’AFP a confirmé ce bilan, affirmant que le garde blessé dans la première explosion était un soldat de l’armée nigériane.

Capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri est le berceau de Boko Haram, dont une faction est affiliée au groupe Etat islamique (EI). La rébellion et sa répression ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis le début de cette insurrection en 2009.

Le groupe jihadiste nigérian a enlevé plusieurs milliers de personnes dont beaucoup de femmes et d’enfants, qu’il utilise régulièrement comme kamikazes pour mener des attentats contre des civils.

L’enlèvement de plus de 200 lycéennes – majoritairement chrétiennes – à Chibok (nord-est) en avril 2014 était devenu le symbole du conflit, suscitant une vague d’indignation internationale.

A l’issue de négociations entre le gouvernement et le groupe jihadiste, 82 jeunes filles ont été libérées la semaine dernière, mais 113 restent toujours en captivité.

Vendredi, Boko Haram a diffusé une vidéo dans laquelle une adolescente affirme être une des lycéennes de Chibok et ne pas vouloir être libérée dans le cadre du récent accord passé avec le gouvernement, après s’être convertie à l’islam.

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