Venezuela: l’opposition organise un blocage national des routes

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Caracas (AFP) – Les opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro bloquaient lundi plusieurs routes du pays, entamant ainsi leur septième semaine de protestations pour exiger des élections anticipées malgré les débordements de violence ayant déjà fait 38 morts.

Sur la principale autoroute d’accès à Caracas, plusieurs dizaines d’entre eux étaient réunis dans la matinée, certains assis par terre avec un livre pour passer le temps.

L’opération, baptisée « grand sit-in contre la dictature », durera 12 heures, jusqu’à 19H00 (23H00 GMT), a expliqué aux journalistes Freddy Guevara, vice-président du Parlement, contrôlé depuis fin 2015 par l’opposition.

Une cinquantaine de blocages similaires seront organisés lundi dans tout le pays, a-t-il ajouté.

« C’est un jour de résistance, d’endurance, pour montrer (notre) organisation et (notre) force », a déclaré le député, soulignant que l’objectif est de « rendre ingouvernable » le Venezuela, déjà secoué par une profonde crise politique et économique depuis des mois.

Le président socialiste Nicolas Maduro est confronté depuis le 1er avril à une vague de manifestations hostiles et de violences qui ont déjà fait 38 morts et des centaines de blessés.

L’opposition exige des élections générales anticipées et rejette la décision du chef de l’Etat de convoquer une assemblée constituante chargée de réformer le texte suprême datant de 1999, estimant qu’il s’agit d’une manoeuvre pour s’accrocher au pouvoir.

« Il n’y a pas moyen que le Venezuela supporte ça. Tant qu’il y aura la dictature, il n’y aura pas de calme », a promis lundi M. Guevara.

Nicolas Maduro, dont sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ, selon un sondage Venebarometro, accuse l’opposition de mener une « insurrection armée » pour favoriser un coup d’Etat avec le soutien logistique et financier des Etats-Unis.

Washington a fermement rejeté ces accusations, exprimant à plusieurs reprises son inquiétude quant à la situation du pays sud-américain, comme l’ont également fait l’ONU, l’Union européenne et l’Organisation des Etats américains (OEA).

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