Brexit: Pas de siège pour l’Ecosse dans les négociations, selon May

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Édimbourg (AFP) – La Première ministre britannique Theresa May a refusé vendredi que les indépendantistes au pouvoir en Ecosse siègent à la table des négociations du Brexit, en présentant à Edimbourg le programme de son parti pour les législatives du 8 juin.

« Pendant ces négociations, je négocierai en tant que Première ministre du Royaume-Uni. Nous continuerons de discuter et de travailler avec le gouvernement écossais et les autres administrations régionales, mais concernant ceux qui seront à la table de négociations, le choix du 8 juin est très clair, ce sera moi ou Jeremy Corbyn », le chef de l’opposition travailliste, a déclaré Theresa May.

Elle a ainsi rejeté une demande de la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon, qui souhaite un maintien de l’Ecosse dans l’UE ou tout du moins dans le marché unique européen, puisque la région a majoritairement voté contre le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

Mme Sturgeon avait ainsi appelé le 14 mai les Ecossais à voter le 8 juin pour son parti SNP (parti national écossais) pour lui donner les moyens « de renforcer les cartes de l’Ecosse dans ces négociations, d’obtenir un siège à la table des négociations et d’argumenter en faveur de la présence de l’Ecosse dans le marché unique ».

« Etant donné qu’elle veut que l’Ecosse quitte le Royaume-Uni et que l’Ecosse soit dans l’UE, on peut se demander de quel côté de la table des négociations elle veut être assise », a fait valoir vendredi à l’AFP la cheffe des Conservateurs écossais Ruth Davidson. « Le Royaume-Uni négociera avec les 27 membres de l’UE. Ils négocieront pour l’ensemble du pays », a-t-elle dit en écho à Theresa May.

Celle-ci a répété que ce n’était « pas le moment » pour un second référendum d’indépendance susceptible « de diviser » les Britanniques.

« Il ne doit pas avoir lieu s’il n’y a pas un consensus public » pour que ce soit le cas, a renchéri Ruth Davidson.

Nicola Sturgeon, soutenue par le Parlement écossais dominé par le SNP, réclame à Londres la tenue d’un second référendum d’indépendance, après celui de septembre 2014.

Pour le député SNP Angus Robertson, « Theresa May est venue à Edimbourg pour faire passer un message simple aux Ecossais: restez à votre place (…) Tout député conservateur élu en Ecosse fera passer le Brexit dur de Theresa May avant les emplois en Ecosse qu’ils devraient protéger », a-t-il affirmé.

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