Côte d’Ivoire: Après les mutins, les ex-combattants démobilisés de Bouaké disent leur amertume

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Le pactole encaissé par les soldats mutins qui se sont fait entendre ses derniers jours aiguise les appétits de leur corps constitué d’ex-combattants démobilisés. Ces derniers ont profité de la visite d’hier du chef d’état-major ivoirien, le général Sekou Touré qui s’est rendu à Bouaké. Une occasion phare pour ces « oubliés » de dire leur amertume.

Selon Rfi qui s’est intéressé à cette rencontre, ces démobilisés vivent pour la plupart d’entre eux dans la misère et rêvent du pactole que viennent de toucher les militaires. A Bouaké, ils sont un peu plus de 4 000.

Si certains ont pu rebondir dans la vie civile d’autres survivent depuis des années en déplorant être les oubliés de la victoire des ex-forces nouvelles, à laquelle ils ont contribué.

« Vous pensez qu’aujourd’hui on peut afficher notre carte de démobilisé à quelqu’un? Quand on dit démobilisé, on voit déjà une personne, un guerrier sauvage, des intentions meurtrières mais ces on doit avoir un bon regard sur ces personnes qui ont donné leur vie et non les ignorer », s’emporte un parmi eux qui a préféré garder l’anonymat.

Pierre Amani Yao, le secrétaire général des ex-combattants de Bouaké a pour sa part indiqué que ses camarades comptent bien réclamer leurs droits mais pas à la manière des mutins. « Pacifiquement, dans la paix, pas dans la violence. Nous on demande les même choses que les mutins », explique Pierre Amani Yao.

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