Colombie : 60% des armes des Farc déposées d’ici mercredi

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La Elvira (Colombie) (AFP) – Les Farc ont remis mardi un lot de fusils, pistolets, lance-grenades et lance-missiles à la mission de l’ONU chargée de les récupérer en Colombie, dans le cadre de l’accord de paix historique signé entre cette guérilla et le gouvernement.

« Une étape très importante de l’abandon des armes est en train de se concrétiser », avec la remise entre mardi et mercredi d’un deuxième lot concernant 30% de l’arsenal et portant donc à 60% la part totale déposée d’ici mercredi auprès de l’ONU, a déclaré le président colombien, Juan Manuel Santos.

La semaine dernière, environ 2.300 armes des Farc avaient déjà été remises par la guérilla, la plus importante de Colombie, en application de l’accord de paix signé en novembre dernier.

« L’abandon des armes, pleinement réalisé jusqu’à maintenant, n’est qu’un des engagements mutuels à remplir » dans le cadre de cet accord, a souligné mardi l’un des commandants guérilleros, Pablo Catatumbo, à La Elvira, l’un des 26 points du pays où sont concentrés les près de 7.000 membres des Farc qui rendent les armes et préparent leur retour à la vie civile.

Les 40% restant de l’arsenal des Farc doivent être remis à l’ONU le 20 juin.

Selon l’accord de paix entre le gouvernement du président Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), le désarmement aurait dû se terminer fin mai. Mais les parties ont reporté cette échéance en raison de problèmes logistiques.

La mission de l’ONU avait estimé l’arsenal des Farc à environ 7.000 armes.

Selon l’accord de paix, avec l’armement récupéré, puis fondu, trois monuments seront érigés : à New York, à Cuba – siège des négociations de paix – et en Colombie.

Depuis plus d’un demi-siècle, le complexe conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d’extrême droite, officiellement démobilisées depuis 2006, et les forces de l’ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés.

Après avoir négocié pendant quatre ans avec les Farc, le gouvernement de Bogota a entamé en février des pourparlers avec l’Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière guérilla active du pays avec quelque 1.500 combattants, visant à parvenir à une « paix complète ».

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