Macron au Maroc pour une première rencontre avec le roi Mohammed VI

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Paris (AFP) – Emmanuel Macron se rend mercredi au Maroc pour une première rencontre avec le roi Mohammed VI, où seront notamment abordées la coopération des deux pays en matière de lutte anti-terroriste et la crise du Golfe.

Le président français, accompagné de son épouse Brigitte, doit atterrir à 17 heures à l’aéroport de Rabat, où il sera accueilli par le roi. Il sera ensuite reçu par Mohammed VI, d’abord en tête-à-tête puis avec ses conseillers.

Le soir, il est convié, avec son épouse — robe longue de rigueur — au repas de rupture du jeûne du Ramadan offert par le roi en leur honneur dans sa résidence personnelle de Dar al Salam, avant de repartir le lendemain matin pour Paris.

Ce premier déplacement du président français dans le Maghreb, le second en Afrique depuis son investiture, « a un cadre personnel pour que le président et le roi fassent mieux connaissance et posent les bases de la relation franco-marocaine », selon l’Elysée.

Au cours de sa campagne, M. Macron s’était rendu en Algérie, où il doit revenir en tant que président dans les prochaines semaines.

Au menu des entretiens avec le souverain du Maroc, allié de la France de longue date, figure notamment la crise du Golfe, les deux dirigeants souhaitant unir leurs efforts de médiation.

« Le président Macron s’est entretenu avec tous les chefs d’Etat de la région et appelé à l’apaisement. Ces efforts peuvent converger avec le rôle de médiation que le Maroc veut jouer. Les deux chefs d’Etat auront à coeur de bien coordonner leurs actions pour être les plus efficaces possibles », a indiqué l’Elysée.

Ls deux hommes devraient aussi parler de la Libye. « Le Maroc est très impliqué dans le suivi de la situation, où nous voulons pousser nos efforts diplomatiques dans les mois qui viennent », indique la présidence française.

La lutte contre la radicalisation et le terrorisme feront également partie des échanges, ainsi que la situation au Sahel.

– Premier partenaire commercial –

Ils évoqueront aussi leur coopération bilatérale en matière de sécurité, économique, culturelle et pour la lutte contre le dérèglement climatique. La France est le premier partenaire commercial du Maroc.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian effectuait lui une visite en Algérie. Les deux pays ont annoncé vouloir unir leurs efforts notamment dans la lutte antiterroriste et pour une solution politique en Libye.

La relation avec le Maghreb est prioritaire dans la politique d’Emmanuel Macron, qui veut forger un nouveau partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée, où les pays du Maghreb ont vocation à jouer un rôle central, a souligné l’Elysée.

Cette visite s’inscrit dans un contexte particulier marqué par un mouvement de contestation dans le Rif (nord du Maroc), depuis le mois d’octobre. Pour répondre aux revendications exprimées dans la rue, l’Etat marocain a relancé ou accéléré une série de projets d’infrastructures. Parallèlement la police a procédé depuis le 26 mai à plus d’une centaine d’arrestations, qui ont renforcé l’effervescence dans la rue.

Vingt-cinq associations de France et du Maghreb ont adressé lundi une lettre ouverte à Emmanuel Macron notamment pour dénoncer la répression dans le Rif. « Votre prochaine visite au Maroc peut être une occasion pour faire part aux plus hautes autorités de cet Etat des inquiétudes et préoccupations quant aux atteintes aux libertés fondamentales », écrivent-elles.

Ce mouvement populaire est né à la suite du décès de Mouhcine Fikri, mort broyé dans une benne le 28 octobre 2016 alors qu’il tentait de sauver sa marchandise confisquée.

L’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) a elle demandé à Emmanuel Macron « la même fermeté qu’avec Vladimir Poutine » sur la question des droits de l’homme au Maroc, à propos du procès de 24 militants sahraouis qui se déroule depuis le 13 mars, entaché selon ATAC « d’aveux signés sous la torture ».

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (d) et son homologue algérien Abdelkader Messahel, lors d’une conférence de presse, le 13 juin 2017 à Alger

Un commentaire pour le moment

  • Rachid ELAÏDI dit :

    que peut apporter ,le président français ,si ce n’est d’inciter le Makhzen à passer vers une monarchie parlementaire
    et la France en tant qu’ancien colonisateur avec cette même dynastie sait comment prendre les hauts responsables marocains. Le maréchal Lyauté avait détecté leur défaut et avait réussi à imposé le cousin du roi de l’époque, c’était en 1912 et, la France avait essayé un autre cousin ,en 1953…donc il s’agit d’une méthode pour essayer de sauver ,encore une fois le Maroc des rifains et de toutes les régions du Maroc qui demandent et exigent une seule chose ,à savoir le passage carrément vers une première république marocaine.

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