RDC: l’ONU préoccupée par des « violations graves » des droits des enfants

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Kinshasa (AFP) – La Mission de l’ONU au Congo s’est déclarée préoccupée mercredi après 62 cas de violations graves des droits des enfants dont des viols sur mineures par des miliciens dans l’est et le centre de la République démocratique du Congo.

« Le sort des enfants victimes du conflit armé en RDC reste une préoccupation permanente » pour la mission de l’ONU en RDC (Monusco), a déclaré un des ses porte-parole à Kinshasa, Théophane Kinda.

La Monusco a « documenté durant la période du 5 au 9 juin 2017 un total de 62 cas de violations graves des droits de l’enfant perpétrés par des groupes armés et la milice Kamwina Nsapu » dans l’est et le centre du pays, a-t-il ajouté.

Selon M. Kinda, il s’agit entre autres de « 25 cas d’enlèvements d’enfants et de 16 cas de recrutement et d’utilisation d’enfants par les groupes armés » dans l’est congolais ainsi que par la milice Kamwina Nsapu dans la région du Kasaï.

« Un total de 19 cas de viol et violences sexuelles perpétrés sur des filles mineures ont été répertoriés », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

L’ONU dénonce régulièrement les violations des droits des enfants en RDC surtout dans l’est du pays, déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans.

Depuis septembre 2016, la région du Kasaï (centre) est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa.

Les violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plusieurs centaines des morts – dont deux enquêteurs onusiens en mars – et causé le déplacement de 1,3 million de personnes.

L’ONU accuse les rebelles Kamwina Nsapu d’enrôler des enfants-soldats et d’avoir commis des atrocités, tout en dénonçant également l’usage disproportionné de la force par l’armée congolaise.

Le 9 juin, le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef) avait indiqué que plus de 150.000 enfants sont privés ou ont un accès réduit à l’école en raison de ces violences au Kasaï.

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