Pourparlers sur la Syrie à Astana les 4 et 5 juillet

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Moscou (AFP) – Une nouvelle séance de pourparlers de paix pour la Syrie à Astana, sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie, est prévue les 4 et 5 juillet, a annoncé lundi la diplomatie kazakhe.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait auparavant affirmé depuis Pékin que cette réunion était prévue le 10 juillet, soit le même jour que l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations à Genève, à plus de 5.000 km d’Astana.

« Le ministère kazakhe des Affaires étrangères, en accord avec les autorités russes, turques et iraniennes, annoncent qu’une nouvelle rencontre de haut niveau sur la Syrie dans le cadre du processus d’Astana aura lieu les 4 et 5 juillet », a assuré la diplomatie kazakhe dans un communiqué.

Une source proche des négociations à Genève a également confirmé à l’AFP qu’Astana accueillerait des discussions les 4 et 5 juillet avant un cycle de négociations le 10 juillet à Genève.

La rencontre d’Astana sera consacrée aux « zones de désescalade » devant être instaurées en Syrie, ainsi qu’à l’accès à l’aide humanitaire et à la reconstruction du pays, selon le communiqué kazakhe.

Le ministère russe des Affaires étrangères n’était pas joignable dans la soirée pour clarifier le calendrier des négociations et les disparités avec les annonces émanant du Kazakhstan et de Genève.

Samedi, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait annoncé l’organisation d’un 7e cycle de négociations à Genève le 10 juillet visant à trouver un règlement au conflit syrien.

Initialement prévues les 12 et 13 juin, les négociations à Astana ont été reportées sine die, les trois pays garants du processus de paix cherchant à harmoniser les questions liées à la mise en place des zones de désescalade et le renforcement du cessez-le-feu.

Lors des derniers pourparlers en mai, la Russie et l’Iran, alliés du président Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, avaient adopté un plan visant à créer des zones sécurisées pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions.

Une baisse marquée des combats a depuis été enregistrée dans ces zones, mais les garants avaient encore à décider quels pays devraient envoyer des forces sur place pour faire respecter l’accord.

A Genève, le dernier round de négociations s’était terminé le 19 mai dernier, après quatre jours de discussions, sans réel progrès et sur fond de tensions.

En six ans, la guerre a provoqué la mort de plus de 320.000 personnes, chassé plus de la moitié des Syriens de leurs foyers et détruit l’économie et les infrastructures de ce pays.

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