Rétrocession de Hong Kong: le président Xi assistera aux célébrations

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Pékin (AFP) – Le président chinois Xi Jinping se rendra cette semaine à Hong Kong pour célébrer le 20e anniversaire de sa rétrocession à la Chine, ont confirmé dimanche les médias officiels, une visite qui pourrait attiser les tensions dans l’ex-colonie britannique.

Il s’agira de la première visite de M. Xi à Hong Kong depuis qu’il est devenu président en 2013.

Le président séjournera dans l’ancienne colonie entre jeudi et dimanche pour assister aux cérémonies célébrant la rétrocession de Hong Kong à Pékin le 1er juillet 1997, selon l’agence Chine Nouvelle.

Il assistera aussi à l’intronisation du cinquième gouvernement de la région semi autonome, ajoute l’agence, sans autre précision sur cette visite.

Carrie Lam, une ancienne fonctionnaire, a été désignée fin mars comme la prochaine cheffe du gouvernement de Hong Kong et prêtera serment le 1er juillet.

Cette visite survient à un moment où de nombreux Hong-Kongais ont le sentiment que Pékin est en train de durcir son emprise sur un territoire qui jouit en théorie jusqu’en 2047 de libertés inconnues ailleurs en Chine.

Une nouvelle mouvance de militants qui réclament l’indépendance est née sur les frustrations politiques et l’échec des démocrates à obtenir de Pékin la moindre réforme politique.

Les protestataires annoncent qu’ils entendent manifester pendant les célébrations et la visite du président chinois donnera lieu à d’importantes mesures de sécurité.

La semaine dernière, le South China Morning Post de Hong Kong avait publié un agenda précis du déroulé de la visite.

M. Xi, qui sera accompagné de son épouse Peng Liyuan, inspectera la garnison de l’armée populaire de libération (APL) stationnée dans le centre de l’île, ainsi qu’un important projet d’infrastructure.

Hong Kong a été rétrocédé par Londres à Pékin en 1997, dans le cadre du principe « Un pays, deux systèmes » censé garantir les libertés locales pendant 50 ans.

Beaucoup accusent Pékin d’accroître son influence dans de nombreux secteurs, comme les médias ou l’éducation. La disparition en 2015 de cinq libraires connus pour publier des titres salaces sur les dirigeants chinois avait semé l’effroi. Tous avaient refait surface sur le continent.

En 2014, le mouvement dit +des parapluies+ n’avait pas fait reculer d’un pouce Pékin sur ses revendications politiques. La Chine n’est pas restée les bras ballants face à la montée de l’indépendantisme, intervenant notamment à l’automne pour empêcher deux jeunes radicaux de siéger au Parlement local.

Carrie Lam, nouvelle cheffe du gouvernement de Hong Kong, lors d’une conférence de presse, le 21 juin 2017 à Hong Kong

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