L’otage sud-africain détenu par Al-Qaïda au Mali « va bien », selon son père

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Johannesburg (AFP) – Un Sud-Africain enlevé par Al-Qaïda en novembre 2011 dans le nord du Mali « va bien », a déclaré mercredi son père, après avoir parlé à un autre otage enlevé en même temps et libéré il y a quelques jours.

Malcom McGown, père de l’otage Stephen McGown, a pu parler deux fois au Suédois Johan Gustafsson, qui est arrivé lundi en Suède après avoir été libéré quelques jours auparavant. Les autorités suédoises ont refusé de donner des précisions sur les conditions de sa libération.

« Il a dit qu’ils allaient bien tous les deux, il a dit que Stephen allait bien. Donc il n’a pas subi de mauvais traitements ou quoi que ce soit de ce genre », a déclaré Malcom McGown, dans un entretien par téléphone avec l’AFP depuis sa résidence à Johannesburg.

« Nous espérons seulement que Stephen sera libéré bientôt. Désormais, il est seul là-bas », a-t-il poursuivi.

Johan Gustafsson et Stephen McGown étaient ensemble en captivité jusqu’au moment où l’ex-otage suédois a été libéré.

Le 25 novembre 2011, Johan Gustafsson avait été enlevé à Tombouctou en même temps que le Sud-Africain Stephen McGown et un Néerlandais, Sjaak Rijke. Un quatrième homme – un Allemand – avait été tué en tentant de résister à ses ravisseurs.

Gustafsson se trouvait au Mali alors qu’il faisait un voyage en moto entre la Suède et l’Afrique du Sud. L’enlèvement avait été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Néerlandais avait été libéré par les forces françaises en 2015.

Le père de Stephen McGown, dont l’épouse souffrait d’une maladie chronique et qui est décédée il y un mois, a déclaré qu’il espérait voir son fils rentrer à la maison prochainement.

Il a ajouté que l’ex-otage suédois Johan Gustafsson avait été très positif au sujet de la situation de McGown, estimant que c’était « triste qu’ils n’aient pas été libérés en même temps ».

Des responsables sud-africains ont indiqué à la famille de McGown qu’ils travaillaient dur en vue d’obtenir la libération de Stephen. Une ONG, Gift of the Givers, est également impliquée pour le faire libérer.

« Je ne sais pas et je ne veux pas savoir si les ravisseurs ont fait une demande de rançon », a ajouté le père de l’otage sud-africain. « Ramenez moi juste mon fils (…) je ne veux rien savoir d’autre », a-t-il dit.

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