Les « Kamikaze Riders », un groupe lié à la mouvance jihadiste

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Bruxelles (AFP) – Les « Kamikaze Riders », avec lequel plusieurs personnes interpellées mercredi lors d’opérations antiterroristes en Belgique et en France ont « un lien direct », est un gang de motards dont le chef a été condamné pour appartenance à la mouvance jihadiste.

Ce groupe, créé en 2003 à Anderlecht dans la banlieue bruxelloise, était surtout connu de la police, à l’origine, pour ses équipées à moto au mépris du code de la route, sur le périphérique de la capitale belge.

Mais l’arrestation fin 2015 de deux de ses membres, et notamment son fondateur Saïd Saouti, avait mis la Belgique en émoi et provoqué l’annulation du feu d’artifice du Nouvel an dans le centre de Bruxelles en raison de craintes d’attentats.

Ces deux hommes, tous deux âgés d’une trentaine d’années, ont été condamnés en octobre 2016 par le tribunal correctionnel de Bruxelles: Saïd Saouti, à 6 ans de réclusion, pour « appartenance à un groupe terroriste » lié à la mouvance jihadiste, et Mohamed Karay, à 3 ans (avec sursis partiel), pour « tentative d’appartenance à un groupe terroriste ».

Ils avaient été, lors de leur arrestation, soupçonnés d’avoir planifié une attaque du même type que les attentats jihadistes ayant frappé Paris le 13 novembre 2015, qui avaient fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés.

Mais au terme de l’enquête, au cours de laquelle ni armes ni explosifs n’ont été retrouvés, le parquet avait demandé un non-lieu pour les accusations portant sur la planification d’un attentat.

Saïd Saouti a également été déclaré coupable d’avoir recruté des personnes en vue de commettre des « infractions terroristes ». Le tribunal s’est fondé sur les nombreuses vidéos faisant l’apologie du jihadisme qu’il avait postées sur internet.

En fin de procès, Saïd Saouti avait exprimé ses regrets d’avoir tenu des propos radicaux sur les réseaux sociaux. Mais la procureure, lors de son réquisitoire, a déclaré qu’elle ne croyait « absolument pas à la prise de conscience » du prévenu, affirmant qu’il continuait d’afficher ses convictions radicales en détention.

Les deux hommes ont en revanche été lavés de l’accusation d’avoir donné des instructions ou des formations pour la fabrication d’explosifs et le maniement d’armes. Ces accusations découlaient de leur participation à des parties de « paintball », un jeu où l’on utilise des armes factices et que le procureur considérait comme un entraînement militaire.

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