Union africaine : « Nous aurions souhaité une résolution plus forte pour le G5 Sahel »

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Ancien chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat élu en janvier à la tête de la commission de l’Union africaine, a appelé la communauté internationale à être solidaire dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

Dans une interview accordé au journal « Le Monde », Monsieur Faki d’évoquer avec nos confrères les sujets clés de la rencontre : création de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), retour du Maroc au sein de l’institution, financement de l’UA, mais aussi manipulations des élections sur le continent.

L’homme estime que c’est prétentieux de dire que la mise en place de la force commune du G5 Sahel suffirait à éradiquer le terrorisme. Il rappelle que des forces plus importantes n’y sont pas parvenues. « Ce dont je suis certain, c’est qu’il y a une réelle volonté de la part des pays du G5 Sahel victimes de ce phénomène. Je salue leur initiative de mettre en commun leurs moyens militaires pour lutter contre ce phénomène qui se répand à grande vitesse et qui remet en cause la paix et la stabilité dans cette région », dit-il.

Non sans dire que le concept d’opération de cette force a été adopté par le conseil de paix et de sécurité de l’UA. Et c’est l’UA qui l’a transmis au Conseil de sécurité de l’ONU. C’est sur cette base qu’a été élaborée la résolution. Pour accompagner cette force, Faki renseigne que l’UA essaie également de mobiliser ses propres moyens et ceux de ses partenaire.

« Nous sommes dans une phase de réactivation du Fonds de la paix créé il y a une dizaine d’années. Cela fait partie de la décision sur le financement prise lors du sommet de l’UA en juillet 2016 à Kigali. Il a été décidé que les Etats africains contribuent d’ici 2020 à hauteur de 400 millions de dollars [352,6 millions d’euros] pour ce fonds. Une douzaine de pays a commencé à cotiser cette année », révèle-t-il.

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