Japon: confessions confuses au procès d’une « veuve noire »

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Tokyo (AFP) – Une Japonaise de 70 ans, qui comparaît actuellement devant la justice pour avoir tué plusieurs de ses compagnons afin de faire main basse sur leur fortune, a reconnu cette semaine, selon la presse, avoir empoisonné son quatrième mari avant de revenir sur ses propos.

Chisako Kakehi avait été arrêtée en novembre 2014 après les morts mystérieuses de six conjoints, dont quatre avec lesquels elle était unie par les liens du mariage. Au fil des décès, elle a hérité selon la presse d’un total d’un milliard de yens (7,7 millions d’euros au cours actuel), en assurance vie, biens immobiliers et dépôts bancaires. Elle a cependant perdu une grande partie de sa fortune du fait de placements financiers hasardeux.

Son procès s’est ouvert fin juin à Kyoto pour le meurtre de trois d’entre eux et la tentative d’homicide d’un autre, à l’aide de cyanure. Alors que ses avocats ont argué qu’elle n’était pas coupable, plaidant l’altération de sa responsabilité, l’accusée a pris de court les juges lundi en avouant avoir tué en 2013 son quatrième et dernier époux.

« J’ai attendu le bon moment », a-t-elle dit, évoquant « l’argent » pour motif, selon des propos rapportés par la presse locale. Mais mercredi, elle a semblé se rétracter. « Je ne me souviens pas (de ce que j’ai dit) », a-t-elle témoigné à la barre d’après le quotidien Mainichi.

Des examens médicaux avaient révélé l’an dernier que Chisako Kakehi était atteinte de démence, mais à un stade précoce, et le tribunal de Kyoto a estimé qu’elle était apte à comparaître.

Surnommée « la veuve noire » en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, elle est passible de la peine de mort.

Les dernières auditions doivent se tenir en octobre, et le verdict est attendu en novembre.

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