Syrie: Macron ne fait pas « de la destitution d’al-Assad une condition préalable » à des discussions

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Paris (AFP) – Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu’il ne faisait plus « du départ et de la destitution de Bachar al-Assad une condition préalable à l’intervention de la France » dans les discussions sur la Syrie.

« Nous avons en effet changé la doctrine française à l’égard de la Syrie pour pouvoir avoir des résultats et travailler de manière très étroite avec nos partenaires, en particulier les États-Unis d’Amérique », a confirmé le chef de l’État français, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Donald Trump, à l’Élysée.

« Nous avons un objectif principal: l’éradication des terroristes, de tous les groupes terroristes, quelle que soit leur sensibilité », a-t-il souligné.

« Nous avons une volonté: construire une solution politique dans la durée, inclusive », a-t-il enchaîné, observant que « d’évidence » des représentants du président syrien participeraient aux discussions.

« Dans ce contexte-là, je ne fais pas du départ et de la destitution de Bachar al-Assad une condition préalable à l’intervention de la France », a-t-il souligné.

« Cela fait près de sept ans que nous avons fermé notre ambassade à Damas, que nous n’avons plus de contact avec Bachar al-Assad et que nous avons posé cette condition sans aucune efficacité », a encore fait valoir Emmanuel Macron.

Le président français a par ailleurs de nouveau évoqué « une ligne rouge », partagée avec le président américain, et qu’il a précisé avoir « réaffirmée » lors de ses récentes rencontres avec le président russe Vladimir Poutine, à savoir « aucune utilisation d’armes chimiques ».

« Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles immédiates sur les lieux d’utilisation ou de stockage », a-t-il martelé, insistant aussi sur les « corridors humanitaires pour évacuer les populations civiles ».

Le dernier point, a-t-il ajouté, est de « construire dans la durée la stabilité politique de la Syrie ».

En conséquence, Emmanuel Macron a indiqué qu’il entendait « construire la feuille de route politique de l’après-guerre » en Syrie avec le président américain, promettant une « initiative concrète du P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, NDLR) dans les prochaines semaines ».

Nous allons « initier un groupe de contact pour intervenir de manière efficace pour construire des solutions inclusives de l’après-conflit », a-t-il encore indiqué.

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