Euro: la rivalité OL-PSG, aucun impact en Bleues ?

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Rotterdam (Pays-Bas) (AFP) – Elles se sont livrées en fin de saison une bataille acharnée avec leurs clubs respectifs. Mais plus d’un mois plus tard, les joueuses de Lyon et du Paris SG, qui composent plus de la moitié de l’effectif des Bleues, sont focalisées autour d’un « objectif commun »: faire gagner la France à l’Euro-2017.

Le 1er juin dernier, la première finale de Ligue des champions 100% française Lyon-PSG clôt une séquence de trois matches (championnat, finale de la Coupe de France) sous haute tension, en quinze jours.

82e minute : les deux clubs n’arrivent pas à se départager et filent vers la prolongation, quand la Parisienne Laura Georges, tout juste entrée en jeu, assène un tacle dangereux sur la Lyonnaise Eugénie Le Sommer. La buteuse sort indemne du violent choc à quelques semaines de l’Euro…

« Forcément ce sont des confrontations où il y a beaucoup de duels, d’engagement, et d’intensité, après honnêtement en arrivant en stage il n’y a eu aucune animosité par rapport à ça. On a un objectif commun qui est l’Euro. Il n’y a pas de soucis, la cohabitation se passe parfaitement bien », assure la N.9 des Bleues à l’AFP, qui n’a « même pas » reparlé de cet épisode avec sa coéquipière.

« Lorsque je joue (en club), je ne regarde pas si c’est ma coéquipière de l’équipe de France ou autre » mais « quand on est là, on est joueuse de l’équipe de France, pas joueuse de clubs », renchérit Laura Georges.

– ‘Cela va nous faire du bien’ –

Les neuf joueuses lyonnaises et les quatre parisiennes convoquées dans le groupe de 23 l’assurent: la rivalité entre les deux places fortes du football français féminin n’a plus sa place quand arrive une échéance importante avec les Bleues.

« Ici on est en équipe de France, il n’y a plus de clubs. Ce qu’il s’est passé il y a quelques mois, on le laisse de côté. On pense vraiment qu’à la sélection car pour aller le plus loin possible il faut qu’on soit toute ensemble », assure la Parisienne Eve Périsset.

« Elles savent faire la part des choses sur ce qui les concerne par rapport à leur club et par rapport à la sélection. Aujourd’hui, cela se passe de cette façon-là », explique le sélectionneur Olivier Echouafni.

Le patron des Bleues veut même y voir un bénéfice pour son équipe, en quête d’un podium aux Pays-Bas dans une compétition où elle n’a jamais réussi à passer le cap des quarts de finale, atteint en 2009 et 2013.

« Il y a eu des confrontations très intéressantes à tous les niveaux. Tout ça va nous faire du bien. On a besoin de ces matches là », a-t-il expliqué lors de la préparation, alors que les Bleues, souvent brillantes dans le jeu au 1er tour mais incapable d’être « tueuses » dans les matches à enjeu, sont encore à la recherche de cette culture de la gagne qu’elles semblent posséder en club.

– Le modèle de l’Espagne chez les garçons –

Deux grands clubs « ennemis », une ossature composée majoritairement de joueurs issus de ces clubs rivaux : le cas français fait tout de suite penser à la sélection espagnole masculine de football, qui a su mettre entre parenthèse l’extrême tension des clasico Real Madrid-Barcelone pour enfin triompher au niveau mondial et européen.

Est-ce un exemple à suivre pour les Bleues ? « Oui, ils ont su tout gagner même avec cette rivalité entre les clubs. On sait qu’on est capable de donner notre vie sur le terrain quand on joue l’une contre l’autre mais après quand on est dans la même équipe, on porte le même maillot celui de l’équipe de France », souligne Le Sommer.

« Tant mieux pour eux mais pour moi je ne fait pas spécialement attention à eux pour me dire que c’est ce qu’il faut qu’on tende vers. On sait que dans l’idéal dans une équipe c’est d’être uni », souligne de son côté Laura Georges, qui compose la charnière centrale avec la Lyonnaise Wendie Renard.

La paire espagnole Sergio Ramos-Gérard Piqué a peut-être trouvé son homologue chez les filles…

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