Euro: finition, concentration, réaction, l’heure des réglages pour les Bleues

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Zwijndrecht (Pays-Bas) (AFP) – L’équipe de France féminine, plombée par son manque d’efficacité offensive et ses sautes de concentration sur le plan défensif lors de ses deux premiers matches de l’Euro-2017, a encore des réglages à faire dans le jeu pour éviter une désillusion.

En ballottage favorable pour se qualifier pour les quarts de finale, les Bleues devront assurer au moins le nul contre la Suisse, lors du dernier match du groupe C mercredi à Breda.

. Toujours pas ‘tueuses’ dans la finition

Elles étaient prévenues depuis le début de l’Euro: face aux coffre-forts adverses de l’Islande, de l’Autriche, et prochainement de la Suisse, nations moins bien classées au classement Fifa, la moindre occasion doit se concrétiser, sous peine de s’exposer et de se prendre un but contre le cours du jeu comme contre l’Autriche (1-1).

« La situation qu’a Marie-Laure (Delie) dès l’entame de match nous aurait permis tout de suite de faire ressortir cette équipe et derrière de peut-être encore aller marquer ce deuxième but », a déploré Olivier Echouafni, après la rencontre.

Pour se donner le plus de chances d’y remédier, le sélectionneur français avait pourtant décidé d’aligner une formation plus offensive, avec notamment les titularisations des expérimentées Marie-Laure Delie (29 ans) et Gaëtane Thiney (31 ans) en attaque.

« Au final, on aurait pu mettre 11 attaquantes, je pense que quand cela veut pas rentrer, cela ne veut pas. On a essayé, on a eu plus d’une dizaine de frappes. On a tout tenté », a souligné de son côté Amandine Henry, alors que son équipe avait déjà tiré 17 fois contre l’Islande pour seulement 5 cadrés… et un but sur penalty.

. Sautes de concentration inexplicables

Conséquence de ces maux offensifs récurrents, les Bleues connaissent, après une entame souvent excellente mais vierge de but, un passage à vide assez inexplicable, qui peut leur coûter cher comme le but contre l’Autriche.

« Quand on n’arrive pas à trouver la situation, et bien derrière, on se met en danger alors qu’il n’y a aucune pression. Ce petit grain de sable a tendance à faire déjouer, et c’est ce qui s’est passé », a souligné Echouafni.

Sur une touche anodine concédée par Griedge Mbock, Thiney rate son dégagement, ce qui a profité à l’attaque adverse qui n’avait plus qu’à fusiller Sarah Bouhaddi, masquée (27e).

« Si on regarde tous nos matches, les occasions qu’on concède, c’est sur des erreurs individuelles que ce soit de ma part ou de mes coéquipières », a admis la gardienne des Bleues, coupable juste avant d’une relance dangereuse. « Les équipes attendent la moindre erreur de notre part. A nous d’être vigilantes. »

. Capacité de réaction, point positif

Mais comme face à l’Islande, les Bleues ont su arracher un résultat positif dans la partie grâce à une excellente capacité de réaction, signe de leur progression dans l’aspect mental depuis leur victoire en SheBelieves Cup en mars dernier.

« Il faut garder le positif. On perdait 1-0 à la mi-temps, à la fin du match, on a réussi à revenir au score. Et puis on a quand même pas mal poussé, on a eu pas mal d’occasions, pas mal de centres », a apprécié Sarah Bouhaddi.

Encore une fois, la deuxième période a été meilleure que la première, comme si les Bleues ont besoin de monter en puissance au fil du match.

« En première, elle sont tellement concentrées, elles courent tellement, qu’en deuxième elles reviennent un peu plus fatiguées avec un peu plus d’espaces. Après on essaye de poser notre jeu, ce n’était pas facile non plus », a expliqué Amandine Henry.

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