Côte d’Ivoire : des révélations sur le bombardement de Bouaké

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Dix morts et trente huit personnes blessées. C’est le bilan officiel du bombardement de Bouaké. Jeune Afrique fait des révélations sur ce bombardement en 2004 du camp français de la force Licorne par deux avions Sukoi de l’armée ivoirienne. Ceci, après que l’ouverture d’une information judiciaire le 6 novembre 2004, n’ait toujours pas permis d’identifier clairement les commanditaires.

Nos confrères qui disent en avoir des informations jamais divulguées. La version des copilotes ivoiriens, le témoignage de la veuve du civil américain tué dans le bombardement, l’enquête des renseignements français, le rôle trouble du marchand d’armes Robert Montoya sont entre autres les informations qui ont permis de lever un coin du voile.

Interrogé par Jeune Afrique, un ancien rebelle des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) se souvient : « Les officiers de liaison français, avec qui nous échangions beaucoup d’informations, ne nous ont pas prévenus » de l’attaque dont les FAFN étaient officiellement la cible.

Treize ans après l’attaque, on n’en sait pas beaucoup sur les instigateurs de l’attaque criminelle. « Nous n’avions rien contre les Français, je déplore cet incident s’il a été commis par nos avions », dit l’un des copilotes ivoiriens lors de son audition devant la justice de son pays.

Toujours selon JA, la femme de Robert J. Carsky, estime que les coupables sont à chercher du côté de Paris et non d’Abidjan. « L’heure que j’ai passée dans le bureau du président Gbagbo avec le ministre Bouabré m’a laissé l’impression qu’ils se posaient autant de questions que moi et qu’ils n’étaient pas vraiment les auteurs de l’acte », dit-elle dans une lettre que JA a pu consulter.

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