Cuba écarte toute participation à une médiation au Venezuela

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Pinar del Río (Cuba) (AFP) – Les autorités cubaines ont rejeté mercredi toute participation à une médiation au Venezuela, proche allié de l’île communiste, arguant de la légitimité du président Nicolas Maduro, confronté depuis quatre mois à une vague de contestation ayant déjà fait une centaine de morts.

Le vice-président cubain Jose Ramon Machado a « catégoriquement rejeté les insinuations » de certains journaux étrangers sur l’éventualité d’une participation de Cuba à une médiation internationale entre M. Maduro et l’opposition vénézuélienne, dans un discours prononcé à Pinar del Rio (sud-ouest).

« Cuba réclame le respect absolu de la souveraineté » du Venezuela. « Ceux qui tentent depuis l’extérieur de donner des leçons de démocratie et de droits de l’homme, tout en encourageant la violence et le terrorisme, doivent laisser cette nation tranquille », a-t-il ajouté après avoir évoqué les « menaces de sanctions économiques des Etats-Unis » contre le gouvernement Maduro.

Dénonçant aussi des « manoeuvres d’ingérence et déstabilisatrices » contre Caracas, M. Machado a jugé qu’il « appartient uniquement au peuple et au gouvernement (du Venezuela) de surmonter leurs difficultés », dans une allocution à l’occasion des cérémonies du 26 juillet, « jour de la rébellion nationale » qui commémore l’acte de naissance de la révolution castriste.

Ces festivités se tenaient pour la première fois en l’absence du père de la révolution Fidel Castro, décédé en novembre dernier. Il s’agissait également d’une dernière pour son frère cadet Raul Castro, qui ne s’est pas exprimé à cette occasion.

A 86 ans, son deuxième mandat touche à sa fin et il a déjà annoncé qu’il se retirerait à partir du 24 février prochain pour laisser la main à la nouvelle génération.

Au Venezuela, l’opposition a appelé à une grève générale de 48 heures mercredi et jeudi pour protester contre l’élection prévue dimanche d’une Assemblée constituante.

Les opposants voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l’opposition est majoritaire, et d’éviter l’élection présidentielle de fin 2018.

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