Soudan du Sud: affrontements pour le contrôle d’une ville-clé

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Juba (AFP)-Les belligérants sud-soudanais se sont affrontés dimanche pour le contrôle d’une ville-clé dans le nord du pays, dont les rebelles comme les forces pro-gouvernementales ont revendiqué le contrôle après l’échec de nouveaux pourparlers de paix à Nairobi.

Selon les rebelles, le chef d’une milice locale, Johnson Olony, un ex-général du camp gouvernemental passé à la rébellion en mai et accusé d’avoir enrôlé une armée d’enfants soldats, détenait le « contrôle complet » de la ville de Malakal, la capitale de l’Etat du Haut-Nil, réduite en ruines par un an et demi de conflit. L’armée a démenti ces informations.

Des travailleurs humanitaires dans la ville ont eux confirmé que de violents combats s’y étaient déroulés depuis samedi. La ville, proche des derniers champs de pétrole encore opérationnels du pays, a changé plusieurs fois de mains depuis le début de la guerre civile.

Le conflit sud-soudanais a éclaté en décembre 2013 au sein de l’armée fracturée le long de lignes politico-ethniques par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Parti de la capitale Juba, il s’est étendu à la majeure partie du pays.

Aucun bilan officiel n’a jamais été établi, mais selon des observateurs, il a fait des dizaines de milliers de victimes. Selon les Nations unies, les deux-tiers des 12 millions d’habitants du pays ont besoin d’aide pour survivre.

Pendant que ces nouveaux combats faisaient rage à Malakal, une énième tentative pour rapprocher les deux parties a échoué dans la capitale kényane Nairobi.

MM. Kiir et Machar ont déjà signé sept cessez-le-feu, qui tous ont été violés en quelques jours ou même quelques heures.

Invités tous les deux à Nairobi samedi, les deux hommes ne se sont cette fois même pas vu en face-à-face. Ils ont chacun rencontré séparément le président kényan Uhuru Kenyatta, qui les a appelés à cessez la guerre pour « mettre un terme à la souffrance du peuple ».

Le porte-parole des rebelles, Mabior Garang, a affirmé que les discussions n’avaient donné « aucun résultat concret ».

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