Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

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Egypte: le procureur général succombe à ses blessures après l’attentat

Le procureur général égyptien, Hicham Barakat, a succombé à ses blessures lundi après avoir été la cible d’un attentat à la bombe au Caire, ont annoncé à l’AFP deux ministres.

Il « est décédé », a déclaré le ministre de la Justice à l’hôpital où le procureur avait été transporté. Un autre ministre a confirmé cette annonce. Le 21 mai, la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) avait appelé ses partisans à s’attaquer aux juges en riposte à la pendaison d’hommes reconnus coupables d’avoir mené des attaques au nom de l’organisation jihadiste.

Burundi : des votes sous coups de feu

Les élections communales et législatives se tiennent ce lundi au Burundi. Le président Pierre Nkurunziza dont la troisième candidature a soulevé l’ire des paris politiques de l’opposition et des membres de la société civile a su braver vents et marées pour la tenue de ces élections boycottées.

Tôt le matin la police a annoncé que plusieurs centres de vote ont été attaqués au Burundi durant la nuit, à Bujumbura et en province, sans que les assaillants ne puissent parvenir à endommager le matériel électoral.

Cette information fournie par la police en dit long sur la situation extrêmement tendue ponctuée de scènes de violences comme se fut le cas depuis plus de deux mois de contestation de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, que ses adversaires jugent anticonstitutionnel.

Le habitants de Cibitoke et Jabe », deux quartiers contestataires de Bujumbura ont été les premiers à ouvrir les hostilités avec les forces de l’ordre. Ils ont tiré et lancé des grenades à l’endroit des forces de l’ordre qui ont répliqué près du bâtiment qui abrite le matériel électoral.

Effarouchée par la tension qui règne actuellement au Burundi, la grande majorité des citoyens a préféré ne pas voter sous les retentissants coups de feu.

Tchad : les auteurs présumés du double attentat-suicide tombent mollo-mollo

Le président tchadien Idriss Déby a tenu sa promesse selon laquelle le double attentat-suicide attribué aux islamistes de Boko Haram à N’Djamena « ne restera pas impuni » et que ses auteurs « répondront de leurs actes ».

Des assaillants avaient perpétré deux attaques simultanées contre le commissariat central et l’école de police de N’Djamena avaient fait plus d’une trentaine de morts et une centaine de blessés lundi 15 juin dernier dans la capitale tchadienne pourtant placée sous très haute surveillance policière.

Hier, dimanche le procureur de la République de N’Djaména, Alghassim Khamis a fait savoir que certaines interpellations ont été réalisées grâce au concours actif de la population qui a dénoncé à la police tout comportement suspect, et à la coopération judiciaire entre le Niger et le Tchad d’une part, et entre le Cameroun et le Tchad d’autre part.

L’enquête a également permis selon, d’identifier une cellule active d’un réseau terroriste qui a été démantelée.

« L’un des kamikazes est déjà clairement identifié. Il n’est autre que Issa Oumar alias Issa Tchouloum. Les recherches sont en cours pour appréhender les principaux responsables du réseau terroriste clairement et nommément identifiés », a ajouté M. Khamis.

Pour rappel, le 15 juin dernier, un kamikaze avait fait exploser sa charge en face du Commissariat central de N’Djaména. Avant que deux autres attaques de nature terroriste ne se produisent à l’Ecole nationale de police où des élèves policiers étaient rassemblés.

Mozambique: dépénalisation de l’homosexualité dans l’indifférence

Le Mozambique a dépénalisé lundi les relations homosexuelles, avec l’entrée en vigueur d’un nouveau code pénal qui écarte tout risque de persécution légale contre les homosexuels dans ce pays où l’intolérance est moins marquée que chez certains voisins d’Afrique australe.

L’ancien code pénal, adopté en 1886 au temps de la colonisation portugaise, prévoyaient l’application de « mesures de sécurité » contre les personnes « s’engageant habituellement dans des actes contre nature ».

Une provision qui aurait pu être utilisée pour persécuter les homosexuels, les exposant à des peines de travail forcé pouvant aller jusqu’à trois ans, mais qui n’a jamais été appliquée depuis l’indépendance du pays en 1975.

Promulgué en décembre dernier par le président sortant, Armando Guebuza, le nouveau code pénal dépénalise également l’avortement, suite à la mobilisation l’année dernière de nombreuses organisations de défense des droits.

« C’est une victoire symbolique. Mais cela ne va pas fondamentalement changer grand chose pour nous », a confié à l’AFP Frank, un étudiant en communication de 22 ans, qui milite pour l’association Lambda de défense des droits LGBT. « L’inclusion sociale reste le principal défi », a t-il ajouté, refusant de donner son nom.

« On ne peut pas vraiment parler de volonté politique propre, le gouvernement réagit plutôt à la pression externe de certaines ambassades et des bailleurs de fonds », estime Dércio Tsandzana, un blogueur et activiste influent.

Lambda, l’unique association de défense des droits LGBT au Mozambique, n’a toujours pas été officiellement reconnue par l’Etat mozambicain, alors que sa demande a été faite en 2008.

L’entrée en vigueur du nouveau code pénal est généralement accueillie dans une certaine indifférence. « La plupart des Mozambicains ne nie pas l’homosexualité, mais on ne peut pas dire non plus qu’elle soit acceptée », complète M. Tsandzana.

Lundi, aucun événement spécifique n’était prévu pour célébrer ce qui dans d’autres pays de la sous-région apparaîtrait comme une avancée majeure pour les droits LGBT.

Les actes de violences contre les homosexuels sont très rares voire inexistants au Mozambique, pays lusophone d’Afrique Australe entouré de pays anglophones hostiles à l’homosexualité.

Robert Mugabe, le président du Zimbabwe voisin, est réputé pour sa croisade anti-homosexuels. En Afrique du Sud, où le mariage entre personnes de même sexe a pourtant été légalisé en 2006, les actes de violence homophobe sont fréquents.
L’homosexualité reste illégale dans une grande majorité des 54 pays d’Afrique.

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