Crise grecque: l’Italie à l’abri de la contagion, selon Renzi

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Rome (AFP)-« L’Italie est déjà hors de la ligne de tir », a affirmé mardi dans une interview le président du Conseil italien Matteo Renzi, en réaction aux inquiétudes sur les répercussions de la crise grecque sur son pays.

« Nous avons effectué un parcours courageux de réformes structurelles, l’économie s’achemine vers la reprise et le parapluie de la Banque centrale européenne nous protège: ce sont trois caractéristiques qui rendent cette crise différente de celle d’il y a quatre ans pour l’Italie », a affirmé M. Renzi dans une interview au quotidien économique Il Sole 24 Ore.

Pour ces raisons, « l’Italie est déjà en dehors de la ligne de tir », a estimé M. Renzi, interrogé sur les réactions possibles des marchés en cas de défaut de la Grèce vers des pays très endettés comme l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

M. Renzi a ajouté que sa « préoccupation n’est pas pour ce qui pourrait arriver à l’Italie, mais pour les scénarios globaux de difficultés qui pourraient se déclencher ».

Interrogé sur la responsabilité de l’Allemagne dans les négociations avec Athènes, M. Renzi a répliqué que reporter la culpabilité sur Berlin relevait de « l’alibi commode qui ne correspond pas à la réalité ».

« Mme Merkel a vraiment essayé de trouver une solution. Je crois que l’annonce du référendum l’a désarçonnée », a-t-il jugé.

« Mais à présent, le risque est que le référendum se transforme en Merkel contre Tsipras. Ce serait une erreur et c’est ce que veut Alexis (Tsipras). Ce n’est pas un hasard s’il a gagné les élections en s’exprimant davantage contre Mme Merkel que pour la Grèce », a-t-il poursuivi.

« C’est pour cela que je pense que mon ami (Jean-Claude) Juncker a eu tort de lancer la campagne électoral du oui. Ceci n’est pas un référendum entre leaders européens. C’est un ballotage: euro ou drachme », souligne-t-il.

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