Chronique: Mon Afrique sur 4 angles

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Soupçonnés d’abus sexuels : les deux militaires français entendus mercredi à Ouagadougou

Les autorités judiciaires de la France et du Burkina travaillent conjointement pour apporter la lumière sur l’affaire des militaires soupçonnés d’abus sexuels sur des fillettes. L’enquête est ouverte et les deux militaires incriminés ont été entendus mercredi.

Poursuivis pour des attouchements commis dimanche sur deux fillettes de 3 et 5 ans, les deux militaires français ont été selon nos sources entendus mercredi à Ouagadougou par des enquêteurs français et burkinabé qui suivent conjointement cette affaire.

Les deux soldats sont entendus à la gendarmerie par des gendarmes français et burkinabè », a déclaré une source. Les deux militaires incriminés sont membres des forces spéciales françaises et participaient à l’opération antiterroriste « Barkhane ».

« Des contacts ont été pris avec la justice burkinabè pour que le rapatriement se fasse rapidement et que la justice agisse », a déclaré mercredi Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement français.

Les victimes présumées seraient deux fillettes de nationalité franco-burkinabè, de trois et cinq ans. Elles auraient, selon l’AFP, subi des attouchements dimanche dans une piscine d’hôtel de Ouagadougou.

Zimbabwe : la commission des droits humains, inquiète de la disparition d’un opposant

La disparition de l’opposant, Zimbabwéen, Itai Dzamara, depuis près de 4 mois inquiète mille et une personnes. Mercredi, c’est la Commission des droits humains du Zimbabwe (ZHRC) qui est montée au créneau pour dénoncer ce qui selon elle semble plus à un enlèvement.

Elasto Mugwadi, le patron de la ZHRC, a fait un plaidoyer devant une commission parlementaire, dénonçant l’enlèvement de l’ancien journaliste Itai Dzamara le 8 mars dernier à la sortie d’un salon de coiffure, quelques jours après avoir tenu un discours lors d’un meeting de l’opposition.

« La disparition d’une personne, sans explications, dans un pays aussi sécurisé que le nôtre, ne doit pas plaire à la communauté internationale », a déclaré M. Mugwadi pour fustiger cette disparition de Dzamara qui avait suscité des réactions des États-Unis et de l’Union Européenne notamment, qui avaient demandé aux autorités de mener une enquête approfondie.

M. Mugwadi qui a appelé le gouvernement zimbabwéen à « ratifier » et « s’approprier » les traités internationaux sur les droits humains, et particulièrement les conventions contre la torture et les disparitions forcées, a dit soutenu avoir reçu des pétitions de la communauté internationale par milliers, avant de demander à la police de « renforcer ses recherches ».

RDC : les militaires ouvrent le feu sur la marine rwandaise à Goma

Une panique a été observée, mercredi 1er juillet dans l’après-midi, dans la ville de Goma (Nord-Kivu), lorsque des tirs d’armes à feu ont retenti sur les bords du lac Kivu. C’est du moins ce que renseignent nos confrères de la Radio Okapi selon qui, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont ouvert le feu sur une patrouille de la marine rwandaise qui avait pénétré sur les eaux territoriales congolaises.

Selon eux, des témoins présents au poste frontalier appelé «Grande barrière», ont rapporté que l’incident s’est produit autour de 16 heures 30 locales vers le camp de la Régie des voies aériennes (RVA), proche de l’hôtel Ihusi et de la frontière Goma-Gisenyi.

A ce moment, les militaires congolais ont ouvert le feu contre la marine rwandaise qui avait pénétré dans les eaux territoriales congolaises, pour réagir à ce qu’ils ont considéré comme une provocation, rapportent nos confrères. Avant d’ajouter que les marins rwandais qui naviguaient dans quatre hors-bord avec des canons montés, n’ont pas riposté à ces tirs mais se sont juste retirés des eaux territoriales de la RDC.

Mali : On signe la paix pour continuer de tuer

La signature de l’accord de paix et de la réconciliation du Mali le 20 juin dernier par la Coordination des mouvements de l’Azawad avait suscité de gros espoirs quant-à la stabilité du pays, plongé dans un profond chaos par des attaques terroristes. On croyait la guerre et toutes les autres formes de barbaries appartenir à la page sombre de l’histoire du pays. Mais que nenni ! On signe la paix pour continuer de tuer.

Ce jeudi encore, un porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), a déclaré que cinq casques bleus ont été tués et six autres blessés dans l’attaque d’un convoi des Nations Unies dans le nord du Mali.

Cette attaque qui a eu lieu près de Goundam, une ville située au Sud-ouest de Tombouctou, dans le nord de Mali, en dit long sur la présence plus que jamais réelle des jihadistes dans le pays.

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