Mali : les députés ont tiré à boulets rouges sur la MINUSMA

Annonces
Annonces

Les représentants élus du peuple Malien ont tiré à boulets rouges sur la Minusma en présence de son chef adjoint, Arnauld Akodjenou venu s’expliquer devant l’Assemblée nationale.

«La MINUSMA étant une opération de maintien de la paix, je voudrais insister sur le caractère unique de ce type d’opération. Son action se limite à conduire des patrouilles, surveiller le respect du cessez-le-feu et vérifier la mise en œuvre des arrangements sécuritaires. La MINUSMA n’est pas mandatée pour faire usage de la force. Cet usage ne peut intervenir qu’en cas de danger imminent contre la MINUSMA ou les civils. Notre mandat ne nous donne pas la possibilité de conduire des opérations conjointes avec les forces armées maliennes. En outre, il ne nous permet pas non plus de lutter contre les groupes jihadistes et terroristes, une mission confiée par le Conseil de sécurité à la force française Barkhane».

C’est cette déclaration faite par le Chef adjoint de la MINUSMA, Arnauld Akodjenou qui a enflammé les députés. Ces derniers ne pouvaient plus contenir leur colère contre la mission onusienne de maintien de la paix au Mali.

«Quelle est la crise, dites-nous une seule crise, que les Nations unies ont résolue dans le monde ? Si la MINUSMA refuse de tirer sur les jihadistes, les gens qui ne veulent pas la paix, comment a-telle a pu tirer sur les jeunes de Gao? La confiance entre le Mali et la MINUSMA a pris un grand coup. Comment instaurer cette confiance?», s’est interrogée le premier le 1er Questeur de l’Assemblée nationale, l’Honorable Mamadou Diarrassouba, député élu à Dioïla.

Dans la même veine, l’Honorable Dédeou Traoré, élu à Niafunké, a fait savoir que les députés du Nord sont quotidiennement interpellés par leurs populations pour savoir pourquoi la MINUSMA est là. «Vous dites que vous ne tirez pas sur les terroristes, comment comptez-vous protéger les populations sans agir? Comment assurer la protection des agents de l’Etat, dans le cadre de la restauration de l’Etat. L’exemple c’est Goundam, où le préfet a été tué au nez et à la barbe des forces de la MINUSMA, sans qu’elles agissent. Kidal est-il devenu un Etat dans un Etat? Comment gérer ce cas?», a-t-il enchaîné.

Visiblement très atteint par ces propos, le Chef adjoint de la MINUSMA n’a pas pu cacher son malaise. «L’ONU, c’est nous, c’est vous. Il y a un idéal à défendre», a-t-il déclaré, avant de s’engager à corriger ces imperfections et à travailler dans la neutralité et l’impartialité.

22 Septembre via mali actu

Les plus populaires

Annonces