Fédération de Boxe: des opposants contestent la validité de l’élection du président

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Paris (AFP) – Des opposants au président sortant de la Fédération française de boxe(FFB), André Martin, contestent la validité de son élection en 2013, estimant qu’il n’avait pas le droit de se présenter en raison d’une décision de justice, a appris l’AFP de source proche du dossier.

Ils ont saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) en urgence, deux semaines avant les nouvelles élections prévues le 4 février et dont ils demandent le report, après nomination d’un administrateur à la FFB.

M. Martin, 78 ans, est candidat à un second mandat.

D’après ses opposants, il a été élu en 2013 alors qu’il était sous le coup d’une interdiction de diriger toute association en raison de la lourde faillite de sa société de rénovation en bâtiments, conclue avec un passif de 1,2 million d’euros.

En mars 1999, il a été condamné par le Tribunal de Commerce de Compiègne à une « interdiction de gérer, diriger, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale et toute personne morale pour une durée de 15 ans », soit jusqu’en mars 2014, plus d’un an après son élection à la tête de la FFB, selon l’extrait du registre du commerce de son ancienne société, consulté par l’AFP.

Sollicité par l’AFP, M. Martin n’a pas donné suite. Il a toutefois donné sa version des faits sur le site internet de la FFB. Il ne conteste pas avoir été frappé d’interdiction de gérer une association à l’époque de son élection, mais assure avoir mandaté ses avocats « pour faire appel de cette sanction » lorsqu’elle a été prononcée. « Ce qui à ma connaissance avait été fait », a-t-il ajouté.

« Je n’ai jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation pénale et les seules poursuites dont j’ai pu faire l’objet (pour faux, usage de faux, abus de biens sociaux et banqueroute) se sont soldées par un non-lieu », poursuit-il.

Le volet pénal de la faillite de la société AD Martin s’était effectivement soldé par un non-lieu, selon le jugement du TGI de Compiègne datant du 3 mars 2005, consulté par l’AFP.

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