Scandale en Corée du Sud: le parti au pouvoir veut changer de nom

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Séoul (AFP) – Le parti conservateur au pouvoir en Corée du Sud a annoncé lundi vouloir changer de nom pour la seconde fois en cinq ans, dans une tentative de tourner la page après un retentissant scandale de corruption.

« Nous allons commencer à partir d’aujourd’hui à recueillir les suggestions du public et changer le nom du parti dès que possible, a dit son président In Myung-Jin.

Le Saenuri, ou Nouvelle Frontière, est issu de la fusion en 1997 de plusieurs formations de centre-droit. Jusqu’en 2012, il portait le nom de Grand parti national.

La présidente Park Geun-Hye, à qui le scandale a valu d’être destituée par l’Assemblée nationale, l’avait rebaptisé pour accroître son influence avant les élections de cette année là, qu’il avait remportées.

Pendant des décennies, cette mouvance a dirigé la Corée du Sud, sous la dictature et dans les années qui ont suivi. Puis, elle a passé 10 ans dans l’opposition avant que ses candidats ne remportent les deux dernières présidentielles.

Le scandale actuel est centré sur la confidente de l’ombre de la présidente, Choi Soon-Sil, accusée de s’être servie de son entregent pour extorquer des sommes astronomiques aux conglomérats sud-coréens. Mme Park est accusée de collusion.

Sa destitution, votée le 9 décembre, doit encore être validée par la Cour constitutionnelle. Si elle est confirmée, une élection présidentielle devra être organisée sous 60 jours.

Le Saenuri explique que la plupart de ses membres veulent un changement de nom afin de donner « une nouvelle vie » au parti.

Aux dernières législatives d’avril 2016, le parti avait perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale et plusieurs de ses députés avaient fait sécession pour former le parti Bareun (Correct).

Manifestation devant le Saenuri, le parti conservateur au pouvoir, le 3 décembre 2016 à Séoul, en Corée du Sud

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