Brésil: 62 détenus s’échappent lors d’une nouvelle mutinerie

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Sao Paulo (AFP) – Soixante-deux détenus étaient recherchés au Brésil après s’être échappés mardi lors d’une mutinerie déclenchée par la confiscation d’un portable, ont annoncé les autorités de ce pays où la situation des prisons est explosive.

L’incident a éclaté mardi matin, lorsqu’un surveillant d’un centre de détention de l’Etat de Sao Paulo, destiné aux prisonniers bénéficiant d’un régime de semi-liberté, a confisqué le portable d’un détenu lors d’une inspection de routine.

S’en est suivi une mutinerie en guise de protestation au cours de laquelle les détenus ont « mis le feu au toit d’un pavillon, lequel a rapidement été contrôlé par les pompiers », a expliqué à l’AFP une source de l’administration pénitentiaire (SAP).

Profitant de l’agitation, plus d’une centaine de prisonniers se sont échappés du centre, entouré d’une simple barrière et où les détenus peuvent entrer et sortir, sur autorisation, pour aller travailler ou étudier munis.

La SAP a assuré dans un communiqué que les forces de l’ordre avaient déjà capturé 90 des 152 détenus ayant pris la fuite. Ces derniers ne bénéficieront plus du régime de semi-liberté, a ajouté la SAP.

Ce centre de détention, situé à Bauru, à 330 km de Sao Paulo, compte 1.430 prisonniers pour une capacité de 1.124 personnes, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire.

Cet épisode intervient alors que plusieurs mutineries ont éclaté dans les prisons du nord déshérité du pays, voie d’entrée de la cocaïne du Pérou, de Colombie ou de Bolivie : depuis le début de l’année, la guerre des gangs y a déjà fait près de 140 morts.

Des prisonniers sur le toit de la prison d’Alcacuz, lors d’une émeute le 18 janvier 2017 au Brésil

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