Raid à Bruxelles: un compagnon d’Abdeslam assiste à une reconstitution

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Bruxelles (AFP) – Sofiane Ayari, compagnon de fuite de Salah Abdeslam après les attentats de novembre 2015 à Paris, a participé jeudi à Bruxelles à la reconstitution du raid policier au cours duquel l’arrestation des deux hommes avait été manquée de peu le 15 mars 2016, a annoncé la justice belge.

La reconstitution de cette perquisition, qui avait été suivie d’une fusillade se soldant par la mort d’un autre complice, rue du Dries dans la commune bruxelloise de Forest, « s’est déroulée sans incident » jeudi vers 09H30 (08H30 GMT), a précisé le parquet fédéral belge dans un communiqué.

Le dispositif d’étroite surveillance policière et les bâches installées pour protéger les lieux de l’oeil des curieux ont été levés vers 11H00 (10H00 GMT), a rapporté l’agence Belga.

Celui que le parquet fédéral présente comme « Sofiane A. », également connu dans l’enquête sous deux fausses identités dont celle d' »Amine Choukri », a « assisté à la reconstitution » avec « son conseil, les avocats des parties civiles et différents experts », tandis que « Salah Abdeslam n’était pas présent », a souligné le parquet fédéral.

Ce raid policier, présenté alors comme un acte de routine dans l’enquête conduite en Belgique sur les attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts), avait de fait donné un coup d’accélérateur aux investigations lorsque les enquêteurs s’étaient rendu compte que Salah Abdeslam venait de leur échapper.

Ils recherchaient initialement au 60 rue du Dries la trace du passage de complices des jihadistes ayant attaqué Paris, mais avaient eu au bout de trois jours la confirmation de la présence dans l’appartement du seul survivant des commandos grâce à la découverte d' »empreintes ».

Salah Abdeslam et Sofiane Ayari avaient finalement été arrêtés ensemble le 18 mars à Molenbeek, autre commune de l’agglomération bruxelloise. Le premier est actuellement incarcéré en France, le second en Belgique.

La perquisition à Forest avait été menée par une demi-douzaine de policiers, belges et français, issus d’une équipe commune d’enquête.

« Dès le début (…) la police a essuyé des coups de feu tirés par des personnes se trouvant dans l’appartement » et « trois policiers ont été blessés à l’issue de leur retraite précipitée », a rappelé jeudi le parquet fédéral.

Au cours de la fusillade, un complice des jihadistes, Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans, avait été mortellement blessé.

Une semaine plus tard, d’autres membres de la même cellule avaient attaqué Bruxelles, faisant 32 morts.

L’immeuble du 60 rue de Dries, le 26 janvier 2017 dans la commune de Forest, à Bruxelles, lors de la reconstitution d’un raid policier

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