Centrafrique: un volontaire de la Croix-Rouge tué à Bangassou

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Bangui (AFP) – Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué vendredi par des inconnus armés à Bangassou, ville du sud-est du pays où des affrontements meurtriers ont opposé en mai des groupes armés aux Casques bleus de la Minusca, a annoncé lundi la Croix-Rouge.

Joachim Ali a été tué vendredi soir dans les locaux de la Croix-Rouge à Bangassou, a indiqué dans un communiqué la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en appelant une nouvelle fois les groupes armés qui sévissent en Centrafrique à respecter « la neutralité et l’impartialité » de la Croix-Rouge.

Le communiqué n’a pas précisé les circonstances du meurtre du volontaire centrafricain de l’organisation.

Les organisations humanitaires sont régulièrement attaquées par des des hommes armés issus de divers groupes qui pillent leurs locaux et leurs convois d’aide.

Ainsi, à Bria (centre) où des affrontements entre groupes armés ont fait une centaine de morts la semaine dernière des locaux d’organisations humanitaires ont été pillés.

« Des résidences et des bureaux d’organisations humanitaires ont été pillés. Ces actes de violence contre les humanitaires sont inacceptables », avait protesté le coordonnateur du bureau humanitaire de l’ONU (Ocha) pour la Centrafrique, Najat Rochdi.

La Centrafrique a basculé dans les tueries de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, entraînant des représeillas de groupes anti-balaka se disant défenseurs des chrétiens.

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle des groupes armés.

La Minusca a subi au mois de mai ses plus lourdes pertes depuis son déploiement en 2014. Six Casques bleus ont été tués en mai à Bangassou et sa région, théâtre avec d’autres localités d’un regain de violences.

Dans son dernier rapport sur la situation en Centrafrique, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est déclaré « préoccupé par l’instabilité généralisée » et s’inquiète d’un possible « embrasement » en raison d’un regain d’affrontements « à connotation religieuse et ethnique ».

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