Discussions sur Chypre: « solution possible », selon l’ONU

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Genève (AFP) – Les nouveaux pourparlers sur la réunification de Chypre, divisée depuis plus de 40 ans, qui débutent mercredi en Suisse, représentent « une occasion unique » et « une solution est possible », a affirmé l’émissaire spécial de l’ONU sur ce dossier, Espen Barth Eide.

« Il y aura de longues journées et un travail difficile (…) sans garantie de succès », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse à Genève avant de rejoindre la station alpine de Crans-Montana où vont se dérouler les discussions.

Mais « c’est une occasion unique, parce que après toutes ces décennies de division, c’est possible de trouver une solution », a-t-il ajouté.

Après l’échec d’un premier round de discussions qui s’étaient tenues en janvier en Suisse, le président chypriote Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci doivent se retrouver mercredi à Crans-Montana pour relancer les négociations sous l’égide de l’ONU.

Chypre est divisée depuis 1974, lorsque l’armée turque a envahi la partie nord de l’île en réaction à un coup d’Etat de Chypriotes grecs qui visait à rattacher le pays à la Grèce et suscitait une vive inquiétude auprès de la minorité chypriote turque.

La Turquie conserve quelque 35.000 soldats dans le nord de l’île où a été proclamée une « République turque de Chypre du nord » qui n’est reconnue que par Ankara.

Le médiateur a affirmé que sur les six chapitres de discussion, « des progrès importants » ont été accomplis sur cinq d’entre eux en janvier : Le partage du pouvoir dans le futur Etat, les droits de propriété, l’économie, les relations avec l’Union Européenne et la répartition territoriale. Sur ce dernier chapitre, M. Eide a rappelé que « des progrès sans précédent » avaient été faits lors du round de janvier grâce à l’échange de cartes du futur Etat unifié conservées par l’ONU.

Sur le sixième chapitre, celui de la sécurité du futur Etat fédéral, il a reconnu que « les points de vue sont diamétralement opposés ».

Actuellement, les trois « garants » de la sécurité de l’île — Turquie, Grèce et Grande-Bretagne, ex-puissance coloniale — conservent le droit d’intervenir militairement.

Nicosie, soutenue par Athènes, fait pression pour l’abolition du droit d’intervention unilatéral pour un pays tiers et réclame un calendrier clair pour le retrait progressif des troupes turques.

Les Chypriotes turcs veulent conserver une présence militaire turque.

Selon une source diplomatique, la Turquie serait prête à réduire de 80% sa présence militaire.

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