Kaczynski accuse l’Allemagne de nier sa responsabilité pour la 2e guerre mondiale

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Varsovie (AFP) – Le chef du parti conservateur au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski a accusé l’Allemagne de rejeter sa responsabilité pour la 2e guerre mondiale et reproché à certains « savants » polonais « d’aller, avec insolence, dans la même direction ».

Il a cité à ce propos le Musée de la 2e guerre mondiale de Gdansk, qu’il a taxé de « sorte de cadeau de (l’ex-Premier ministre, aujourd’hui président du Conseil européen) Donald Tusk à Angela Merkel ».

Lors d’une longue conversation avec les auditeurs de la station catholique Radio Maryja, dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Kaczynski a évoqué une nouvelle fois la possibilité de réclamer à l’Allemagne des réparations de guerre qui, selon lui, sont toujours dues à son pays.

Mais « pour une telle grande opération, il faut avoir une diplomatie efficace et loyale à l’égard de l’Etat », a dit le chef du parti Droit et Justice, laissant entendre que celle actuelle ne l’était pas et annonçant qu’une loi déjà prête pour la réformer devrait être votée en automne.

« Tant que nous avons un appareil (diplomatique) un peu particulier, comme maintenant, ce sera difficile. Il s’agit de sommes gigantesques et aussi du fait que les Allemands depuis plusieurs années rejettent leur responsabilité pour la 2e guerre mondiale », a-t-il expliqué. « Cela va de plus en plus loin ».

« Cela arrive aussi en Pologne. Il y a beaucoup de savants qui vont dans cette direction, avec insolence, disons le mot. Le Musée de la 2e guerre mondiale à Gdansk, ce n’est rien d’autre qu’une sorte de cadeau de Donald Tusk à Angela Merkel. C’est un musée qui s’inscrit dans la politique historique allemande », a poursuivi M. Kaczynski.

« Et quand nous essayons de le changer, quand le ministre de la Culture le change, le défenseur des droits de l’homme porte plainte devant les tribunaux et ces derniers ordonnent de revenir sur ces changements », a-t-il dit encore, y voyant une nouvelle raison de poursuivre la réforme de la justice, freinée lundi dernier par un double veto du président Andrzej Duda.

Le musée en question présente un vaste panorama international du conflit, concentré sur le sort des civils, les plus nombreux parmi les dizaines de millions de victimes. Le gouvernement nationaliste de Varsovie lui reproche un déficit de patriotisme, trouvant que l’héroïsme des Polonais n’y est pas suffisamment mis en valeur.

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