Euro: la France échoue encore en quarts face au réalisme anglais

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Deventer (Pays-Bas) (AFP) – L’illusion d’un parcours « à la Portugal » n’a pas tenu longtemps: l’équipe de France féminine, défaite par l’Angleterre (1-0) dimanche à Deventer, n’a pas su faire mieux que les prestations décevantes du premier tour pour éviter une 3e élimination d’affilée en quarts de finale de la compétition européenne.

La place « dans le dernier carré », objectif fixé par le président de la Fédération Noël Le Graët, n’a finalement pas été atteinte par les Bleues.

Au regard de son rang de 3e nation mondiale et de sa série d’invincibilité de 14 matches avant la rencontre, c’est un résultat décevant pour la sélection d’Olivier Echouafni qui laissera finalement de sa campagne néerlandaise une impression de surplace dans l’échiquier continental, à deux ans de « son » Mondial-2019, organisé à domicile.

La France, qui n’a jamais réussi à dépasser le cap des quarts de finale d’un Euro, avec désormais trois éliminations de suite, donne même le sentiment d’avoir régressé dans le jeu, après un premier tour inquiétant et ce duel perdu face à l’Angleterre, sa « proie » préférée en compétition internationale.

Les Bleues étaient pourtant prévenues. La N.9 anglaise Jodie Taylor, meilleure buteuse du tournoi, était le danger N.1 à surveiller tant pour son remarquable réalisme que pour son poids dans le jeu de son équipe.

– Taylor sanctionne une erreur de Le Sommer –

Sur un ballon anodin perdu par Eugénie Le Sommer, Lucia Bronze remonte parfaitement le ballon avant de servir Taylor, monstre de sang-froid au moment de conclure face à Bouhaddi (60e).

Un but qui permet aux Anglaises, en souffrance face aux Françaises depuis 1974, d’enfin prendre leur revanche et de filer en demies contre les Pays-Bas, nation-hôte.

Pour remporter le bras de fer proposé par l’Angleterre, Olivier Echouafni avait misé sur une titularisation de Marie-Laure Delie en pointe pour batailler avec la charnière musclée Bright-Houghton.

Pari qui aurait pu fonctionner d’entrée de jeu, si l’attaquante parisienne avait mieux senti la percée de Diani plein axe (7e), ou moins croisé une frappe complètement ratée alors qu’Abily lui avait délivré un caviar parfait dans le dos de la défense (11e).

Mais face au jeu très direct des Anglaises en direction de la N.9 Jodie Taylor et un impact moindre dans les duels malgré l’activité d’Amandine Henry, les Bleues n’ont pas su développer leur habituel jeu de possession.

Elles ont souvent perdu les 2e ballons, systématiquement récupérés par leurs adversaires, qui n’ont cessé d’insister sur le côté droit pour faire déjouer Sakina Karchaoui, jugée comme le maillon faible côté français en raison de son erreur contre la Suisse (1-1).

– Karchaoui en souffrance –

La tactique, visiblement bien préparée par le coach Mark Sampson qui a bien noté les sautes de concentration de son adversaire lors du premier tour, a failli porté ses fruits: sur une perte de balle de la latérale gauche, Nobbs réussit à s’infiltrer sans parvenir à servir sa partenaire (19e). Dernier gros coup de chaud d’une première période équilibrée.

Au retour des vestiaires, les Franaises ont failli surprendre leurs adversaires sur une tête de Le Sommer, passée côté gauche, qui a flirté avec le poteau adverse (53e). Tout proche de l’ouverture du score, elle se retrouve coupable sur le but anglais en perdant un ballon anodin, moins de dix minutes plus tard.

Auteures d’une réaction d’orgueil contre la Suisse, les Bleues n’ont pas su revenir malgré plusieurs situations: sur un centre de Karchaoui, Diani saute plus haut que la gardienne adverse, le ballon traîne dans la surface mais Delie n’arrive pas à mettre en danger Bardsley (63e).

Dans les dernières minutes, Henry, capitaine d’un soir à la place de Wendie Renard, suspendue, tente d’imiter Camille Abily, auteure du but de la qualification en quarts, mais son coup-franc s’est envolé dans les airs (89e). Tout comme les espoirs d’une demie historique.

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